Campagne

Un nouveau FABLAB pour les élèves

Pour accompagner la réforme du cycle Ingénieur civil, l’Ecole continue sa rénovation d’espaces clés pour s’adapter aux enjeux du XXIe siècle. Dans le prolongement des travaux de la salle Dufresnoy, la prochaine étape consiste à transformer l’actuelle salle audiovisuelle en FabLab.

Cet espace, proche des salles de cours et des lieux de vie, doit être une véritable vitrine high-tech de l’école. Actuellement les équipements haute technologie de l’école se trouvent dans un grand atelier où se mêlent travaux des métaux, travaux du bois et impression 3D. Les particules liés au gros œuvre peuvent endommager les circuits des équipements propres. Les isoler de l’atelier est donc nécessaire pour les utiliser dans les meilleures conditions. C’est également l’occasion d’enrichir la flotte de ces machines high-tech pour permettre aux élèves-ingénieurs de développer des projets toujours plus exigeants. Cette nouvelle version du FabLab remplit donc quatre objectifs :
1. Disposer d’un espace agrandi et dédié.
2. Augmenter le parc machine pour offrir des capacités de production plus élevées.
3. Investir dans de nouvelles machines permettant de couvrir un plus large spectre sur les capacités de production du FABLAB.
4. Choisir des machines offrant de nouvelles possibilités en terme de prototypage, de fabrication de pièces (pour les projets ou l’outillage de recherche).
De fait, les nouvelles machines requises sont essentiellement des imprimantes 3D ayant chacune des capacités très spécifiques comme l’imprimante en stéréolithographie, qui permet d’imprimer des structures avec une précision de 50 microns ou les imprimantes 3D Markforged permettant de combiner polyamides et renforts matériaux en fibre longue. Dans les machines à acquérir se trouvent aussi une découpe laser de grande capacité et une thermoformeuse, pouvant être utilisée avec des impressions 3D de moules précis pour des robots en Mécatro et des drones en MecAéro.

Les transformations de ce nouvel espace ne peuvent avoir lieu que grâce à votre soutien. En rénovant des espaces de travail et d’enseignement, nous donnons aux élèves les moyens de se former au quotidien et de devenir les ingénieurs de demain.

 

Corinne Cuisinier : porteuse de l’axe Féminisation

Par Corinne Cuisinier (ICiv 80), Responsable du groupe de travail sur la Féminisation dans le Comité de Campagne de la Campagne 2021-2026 de la Fondation Mines ParisTech

L’École a fait de la mixité un de ses axes stratégiques. Pourquoi ? Parce que les entreprises ne cessent de se plaindre d’un manque de talents, et qu’il est donc bien dommage dans ce contexte de se passer de la moitié d’entre eux. Or les écoles d’ingénieurs et d’ingénieures, à l’exception des écoles d’agronomie, restent sous féminisées. Il faut donc convaincre les jeunes femmes qu’elles ont leur place dans ces écoles et qu’elles ont les mêmes capacités que leurs homologues masculins. Le documentaire qui devrait être achevé dans les prochaines semaines doit leur montrer les multiples carrières possibles de celles qui ont fait le choix d’une formation d’ingénieure, leur intérêt et leur possible contribution à la construction d’un monde meilleur et durable.
Mais attirer les femmes dans ces filières scientifiques ne suffira pas, si, une fois dans l’entreprise elles se heurtent au plafond de verre, ou si, alors qu’elles décident de créer leur entreprise, elles ne trouvent pas les financements nécessaires.
Pour ceux ou celles qui doutent de la réalité du plafond de verre, de nombreuses études montrent que les femmes qui ont fait des études supérieures ont les mêmes ambitions que leurs camarades hommes (voir par exemple les études de GEF grandesecolesaufeminin.fr), mais leur accès aux postes de responsabilité reste plus difficile. Le chemin est semé d’embuches, qu’il s’agisse des taches dites ménagères, de l’éducation des enfants, et surtout des stéréotypes que la société véhicule, et transmet, consciemment ou non. Le nombre d’enfants est un frein dans une carrière pour une femme, alors que la même question n’est que très rarement évoquée pour les hommes, leur capacité « à déménager » ou à s’expatrier plus souvent questionnée….
Coté financement d’entreprises, on se réfèrera à l’étude du BCG publiée au printemps.

Rapport BCG

La mixité et le financement progressent, mais la route est encore longue ; les startups fondées par des équipes 100% masculines représentent plus de 90% des fonds levés en 2020.
La Fondation Mines ParisTech qui a pour mission de partager et soutenir les ambitions de l’École, a donc complété ces objectifs de mixité par un projet de chaire d’enseignement et de recherche.
– Son premier objectif est de sensibiliser par une approche pédagogique innovante les étudiants et étudiantes : comprendre les stéréotypes que notre éducation et la société nous ont inculqué, ainsi que les biais qu’ils génèrent dans les processus de décision ; apprendre à réagir aux situations sexistes qu’ils et elles rencontreront, devenir acteurs du changement dans les organisations qu’ils et elles intègreront à la sortie de l’école.
– Le deuxième objectif sera de compléter les recherches sur les freins qui persistent dans les carrières des femmes et aider les entreprises à casser le plafond de verre par des recherches nouvelles, encadrées par un comité d’experts et d’expertes, venant du secteur académique, et des groupes et entreprises partenaires.

Intéressée depuis de longues années par cette problématique de l’accès des femmes aux postes de responsabilité, je suis ravie de piloter le groupe de réflexion de la fondation sur ce thème, et remercie vivement les participants et participantes pour leur ouverture d’esprit, leur apport méthodologique pour bâtir à l’École des Mines de Paris, une formation d’excellence dans ce domaine, et pouvoir appliquer à la mixité la devise de l’école : Théorie et pratique.
Un grand merci à nos mécènes BNP Paribas, Engie, Safran, et Vinci qui ont rendu possible le tournage du documentaire.

Les projets détaillés de l’axe Féminisation

Une Semaine Eclair couronnée de succès

Lancée officiellement lors de la Sainte-Barbe, en décembre 2020, la campagne du ClassGift des P19 a été marquée par la Semaine Eclair, une levée de fonds intense du 6 au 9 avril, ponctuée par des moments de partage, comme la réunion interpromotion du mercredi 7 avril qui a réuni les P19 et des Alumni P*9. Cette soirée a été l’occasion de voir ce qui change (ou non) «à la Mine». Avec un taux de participation de prs de 80% de la P19 pour le financement du « Carreau des Mines », les Ingénieurs civils ont encore une fois prouvé leur attachement à l’École. En effet, pendant cette Semaine Eclair, Hadrien, Léopold, Charlotte, Pierre-Adrien, Ambroise et Arsène ont levé plus de 2 200 € pour leur projet au sein de leur promotion.

Mais qu’est le « Carreau des Mines » ?

C’est une initiative, pensée dès septembre 2019 par des élèves de la P18, pour créer un espace de rencontre convivial, accessible aux personnes à mobilité réduite ; une vitrine de l’École, ouverte sur le jardin.
C’est aussi l’occasion de renforcer l’engagement des élèves pour leur École. En effet, avec le lancement du Grand Quartz, ce projet a pris une nouvelle dimension, en devenant le Petit Quartz. Les élèves sont acteurs de la transformation de leur École et participent au Comité de Pilotage du chantier.
La campagne se poursuit jusqu’en juin pour permettre à chacun d’y contribuer en retrouvant le souvenir de ses 20 ans !

Je soutiens le ClassGift P19

Interview d’Yves Edern

La Fondation Mines Paris a pour mission d’accompagner l’Ecole dans sa transformation pour former toujours mieux des leaders scientifiques, capables de contribuer aux grands défis sociétaux et technologiques de notre époque.
Pour accompagner les projets et soutenir les élèves, les enseignants et les chercheurs dans leur travail, la Fondation a besoin du soutien d’Alumni attachés à leur Ecole ou d’amis entretenant un lien particulier avec elle. Chaque don compte et il existe de nombreuses façons de donner à l’Ecole. Yves Edern a choisi le don en actions. Il revient sur son parcours et nous explique son choix et ses motivations.

Yves Edern, P61

Pourquoi avoir choisi les Mines en 1961 ?
Lors du concours, la pondération des différentes matières correspondait le mieux à mes notes antérieures. Le choix s’est révélé juste puisque j’intégrais les Mines de Paris.
Lors de mes études, ce choix s’est révélé bon car j’ai découvert une Ecole avec un nombre limité d’élèves, offrant un grand choix d’options et permettant un grand confort de vie grâce à la Maison des Mines à proximité.
J’ai toujours obtenu de bons résultats en chimie et en thermodynamique, c’est donc assez naturellement que j’ai choisi l’option Chimie-Pétrole en intégrant.

Qu’avez-vous fait après les Mines ?
Une fois mon service militaire accompli, je suis rentré chez ANTAR à la raffinerie de Donges où j’avais accompli mes stages d’études. J’ai évolué dans l’entreprise jusqu’à devenir directeur du personnel et des relations sociales puis directeur raffinage recherche et directeur général de Elf Antar France après la fusion Antar-Elf. Lors de la fusion entre Elf et Total, j’ai occupé le poste de Secrétaire Général Raffinage Marketing avant de prendre ma retraite en 2002.
J’ai continué à rester en contact avec la profession en assurant jusqu’en 2011 la présidence de la Commission industrielle de l’Institut Français du Pétrole Energies Nouvelles.

Pourquoi avoir choisi de faire un don en actions pour contribuer aux projets de la Fondation ?
J’ai été surpris d’être un précurseur en ce domaine. Je pratiquais le don en actions depuis de nombreuses années au bénéfice d’une petite école de village dont je m’occupais. J’avais découvert cette méthode grâce à une autre association qui expliquait les avantages qui me paraissaient vraiment intéressants, notamment en termes de défiscalisation.
C’est un moyen de « purger » les plus-values sur des actions anciennes en faisant bénéficier le donataire de l’équivalent de l’impôt sur la plus-value.
En l’occurrence, j’avais des actions dont la plus-value était de près de 90%. Mon don sous forme d’actions à la Fondation intégrait donc l’impôt sur la plus-value, la somme donnée était plus grande et ma réduction.

Égalité des chances : Portrait de Marina El Khoury

Portrait de Marina El Khoury, étudiante libanaise en dernière année de cycle ingénieur civil, bénéficiaire d’une bourse de la Fondation en 2018 et 2019.

Pourquoi avoir choisi d’étudier aux Mines de Paris ? Où faisiez-vous vos études auparavant ?
« 
Avant, j’étais au Liban, à la Faculté de Génie, je faisais un diplôme en génie des procédés et des génies pétroliers. En 4e année, l’Université nous propose de choisir entre finir nos études au Liban ou réaliser des échanges avec des écoles partenaires. L’École des Mines, école partenaire, était mon premier choix. Je pouvais choisir entre Mines Saint-Etienne, Centrale Nantes, Centrale Supélec ou je pouvais partir à Polytechnique à Montréal ou à Turin. Parmi toutes ces écoles, je trouvais que MINES ParisTech était la meilleure et je souhaitais obtenir un diplôme avec une meilleure reconnaissance internationale que ce que peut m’offrir mon diplôme actuel.
Je connaissais un peu l’École des Mines, car chaque année, l’ancien directeur des relations internationales des Mines venait au Liban, et nous présentait la scolarité et les formations. Dans sa présentation, il indiquait que, pour les élèves admis, il existait des possibilités de logement près de l’École, dans la Maison des Mines, ainsi que la possibilité de demander une bourse d’étude, financée par la Fondation Mines ParisTech.  Pour moi, ce sont les principaux facteurs qui m’ont permis de venir et de faire cet échange. MINES ParisTech était la seule école partenaire qui exigeait un concours d’admission. J’ai passé le concours et j’ai été admise !
Mon choix s’est aussi porté sur les Mines, parce que je parlais déjà le français, et nos cultures se ressemblant, les contraintes culturelles étaient réduites. »

Vous avez donc reçu en 2018 et en 2019 une bourse d’égalité des chances, financée par la Fondation Mines ParisTech. Quel a été pour vous l’apport de la bourse de la Fondation ?
« 
Cette bourse est importante parce qu’elle permet de quitter son pays, d’être indépendant dans ses besoins quotidiens et financiers. C’est aussi ça qui nous pousse à partir, à grandir et à gagner en maturité avant l’entrée sur le marché du travail. Pour moi, c’était vraiment essentiel d’avoir cette bourse, c’était l’un des facteurs qui m’a permis de venir. Si je peux plus tard aider des mineurs, je le ferais ! L’École des Mines fait partie des meilleures expériences de ma vie, cela m’a permis d’évoluer, que ce soit sur les plans personnel, éducatif et professionnel. Je la [l’École] conseille à tout le monde et je remercie beaucoup la Fondation, parce que vraiment, grâce à elle, j’ai pu construire ma personnalité indépendamment de mes parents et venir étudier en France. »

Quels sont vos projets d’avenir après les Mines ?
«
Actuellement, je suis en train de finir ma dernière année d’études aux Mines. J’ai fait l’option « Procédés et énergies », qui est une option similaire à ma spécialisation au Liban, mais traitant davantage des thématiques d’actualités concernant la transition écologique.
Un ingénieur spécialisé en génie des procédés est un ingénieur qui travaille à la conception, l’optimisation et le suivi des procédés, c’est-à-dire les moyens de fabrication, dans un objectif de production des biens. Il doit aussi respecter des impératifs de sécurité, d’environnement, de qualité, de coûts, de délais et de quantité.
J’ai vraiment à cœur de participer à la transition écologique et j’ai l’occasion de le faire en étant ingénieur des procédés. C’est pourquoi j’ai comme projet professionnel de travailler sur les procédés qui nous permettent de produire de nouveaux vecteurs d’énergie (hydrogène, biogaz).
Les opportunités de travail offertes par l’École, sont pour moi, un critère additionnel qui m’a motivé à faire mon double diplôme à l’École des Mines de Paris. C’est pour cela, que j’ai l’intention de trouver un travail en France, pour pouvoir acquérir une expérience dans le domaine des procédés « verts » avant d’envisager de rentrer au Liban. »

Propos recueillis par Elise Pollet

 En savoir plus sur le soutien aux étudiants de la Fondation Mines ParisTech

Rencontre avec Émilie Forestier, l’une des lauréates du Prix…

Vous avez reçu en octobre dernier, le deuxième prix ainsi que 1000€ lors de la troisième édition du Prix Pierre Laffitte soutenue par la Fondation Mines ParisTech. Vos recherches portent sur la mise en forme d’un polymère biosourcé pour l’emballage alimentaire.
Pouvez-vous expliquer en quelques mots le sujet de votre thèse ?

« 
Les bouteilles en plastique sont fabriquées à partir du procédé ISBM qui consiste à venir chauffer puis étirer et souffler le matériau contre un moule froid. Actuellement, la plupart des bouteilles en plastique proviennent du pétrole et plus précisément du PET. Ce matériau possède, en effet, d’excellentes propriétés mécaniques, thermiques et barrières aux gaz. Cependant, on essaie de plus en plus de limiter la dépendance à la pétrochimie tant d’un point de vue financier qu’environnemental. L’intérêt pour les matériaux biosourcés est donc accru depuis quelques années. Le but de ma thèse s’inscrit dans cette tendance, en venant étudier un nouveau matériau biosourcé, le PEF, qui peut être synthétisé à partir des résidus végétaux. Plutôt que de les brûler, on va en extraire deux molécules qui sont le fructose et le glucose. Ces molécules vont, par l’intermédiaire de plusieurs étapes, être synthétisées en PEF. Mon projet de thèse porte ensuite sur l’étude des propriétés mécaniques, thermiques et structurales du PEF en comparaison direct avec le PET. Le PEF et le PET sont sollicités mécaniquement puis caractérisés. Leur microstructure va être modifiée par l’étirage et de nouvelles propriétés seront induites. C’est de ses propriétés induites que va dépendre la résistance mécanique et la stabilité thermique des futures bouteilles. Le but final de mon travail de recherche étant de comprendre le comportement du PEF et de savoir s’il est possible de faire des bouteilles en PEF qui auront des propriétés équivalentes à celles des bouteilles actuelles en PET. »

Pourquoi avoir choisi de travailler sur la mise en forme d’un polymère biosourcé pour l’emballage alimentaire ?
«
 Ce projet de thèse a été monté à la suite de mon stage de dernière année de Master Recherche spécialisé en “Physique des Matériaux, Mécaniques et Modélisation Numérique” (P3M) à l’Université de Nice Sophia-Antipolis. Ma thèse, tout comme mon stage auparavant, est en partenariat avec deux laboratoires : le Centre de Mise en Forme des Matériaux (CEMEF), à Sophia-Antipolis, et l’Institut de Chimie de Nice. La collaboration entre ces deux laboratoires permet de mener une étude physico-chimique complète du matériau. Cet aspect multiple est en adéquation avec ma formation de physico-chimiste et ma personnalité, c’est ce qui m’a tout de suite plu. On peut dans la même journée faire un grand écart scientifique entre la mécanique et l’analyse microstructurale par spectrométrie infrarouge. Je pense qu’il est très important de trouver des alternatives au pétrole, surtout lorsque l’on sait qu’un million de bouteilles en plastique sont vendues chaque minute dans le monde. De plus, pour des raisons d’hygiène, le plastique a encore toute sa place dans l’emballage alimentaire pour la conservation des aliments et leur protection. En s’intéressant aux matériaux biosourcés on assure un emballage plus écologique aux consommateurs. »

Existe-t-il à votre connaissance d’autres procédés pour remplacer les composants issus de la pétrochimie dans la fabrication de ces emballages ?
« 
Le PEF est un des meilleurs candidats actuels pouvant remplacer le PET dans une utilisation de bouteilles en plastique. En effet, ces deux matériaux ont des propriétés très proches. Cependant, d’autres matériaux existent et sont déjà utilisés dans l’alimentaire. On peut, par exemple, évoquer le PLA. Il est issu de l’amidon et considéré comme un matériau biosourcé de première génération car il est en concurrence avec les ressources alimentaires. Tandis que le PEF fait partie des matériaux de seconde génération car issu des végétaux. Le PLA a été proposé pour la fabrication de bouteilles en plastique biosourcé, mais il s’est révélé ne pas être assez rigide, et une utilisation plus adaptée dans les sacs en plastiques de supermarché, pour les fruits et légumes par exemple, ou encore dans le biomédical avec les fils de suture, lui a été attribué. »

Quel est l’avenir selon vous, du polymère biosourcé dans l’industrie de l’emballage agro-alimentaire ?
«
 Je pense, au vu de la situation environnementale actuelle, qu’avec les matériaux recyclés, les matériaux biosourcés sont les matériaux qui seront le plus utilisés dans les prochaines années. Leur seule production a un impact bénéfique sur l’environnement puisque l’on récupère les déchets végétaux plutôt que de les brûler. D’autre part, des mélanges PET recyclé et PEF biosourcé peuvent également être imaginés. En effet, après plusieurs recyclages, un matériau n’a plus des propriétés aussi bonnes qu’initialement. Des mélanges matériaux biosourcés/matériaux recyclés peuvent alors être une alternative pour continuer d’utiliser les matériaux pétrosourcés actuellement présents sur le marché.
On peut également imaginer le PEF dans le remplacement de certains emballages en carton, en verre ou également en aluminium. »

En quoi remporter ce prix est-il important pour vous ?
« 
J’étais très contente de participer et de remporter cette deuxième place, aussi bien pour moi que pour mes encadrants qui m’ont aidée et qui ont participé à ce travail depuis le début de ma thèse. Je trouve qu’il est très important d’essayer de vulgariser le plus possible nos sujets de recherche vis-à-vis du grand public, pour sortir de cette étiquette de chercheur isolé dans son laboratoire, et intéresser un plus grand nombre de personnes à la science. En vulgarisant, on permet aux non-initiés de s’informer et de comprendre les enjeux de demain. C’est ainsi que la recherche avance : lorsqu’elle est multiple. Tous les sujets de recherche sont diffusables. Des vocations peuvent alors naître dans l’auditoire. Je pense notamment auprès des plus jeunes et surtout des filles, qui, dans mon domaine, restent très rares. C’est ce que j’ai souhaité faire à travers ma présentation ; je voulais que l’auditoire se transporte au laboratoire avec moi, et comprenne les différentes étapes ainsi que la science qui se tient derrière une « simple » bouteille en plastique de notre quotidien. De plus, mon sujet de thèse a la chance de regrouper deux laboratoires, deux entreprises et d’être financé par l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME). Il rentrait donc assez bien dans les critères du Prix Pierre Laffitte qui cherche à réunir le monde académique et industriel. »

Quels sont vos projets d’avenir après la thèse ?
«
 Après ma thèse, je compte continuer dans le domaine des matériaux biosourcés ou du recyclage. Il y a encore beaucoup à faire dans ces secteurs pour aboutir à des matériaux plus respectueux de l’environnement. J’aimerais beaucoup m’intéresser à la deuxième vie des matériaux et à leurs nouvelles propriétés. Je me passionne également pour d’autres domaines que celui des bouteilles en plastique, comme celui des matériaux pour le médical, pour le textile ou encore pour le bâtiment. J’aimerais continuer de travailler sur un projet comme le mien qui mêle directement le monde industriel à celui de l’académie avec une réelle portée environnementale. Grâce à mes deux laboratoires, j’ai pu acquérir des compétences très variées qui touchent aussi bien la mécanique, que la caractérisation microstructurale ou l’analyse thermique… Je pense que cette diversité me sera utile dans la suite de ma carrière scientifique, peu importe où je serai. »

Propos recueillis par Elise Pollet

En savoir plus sur le soutien à la recherche de la Fondation Mines ParisTech

Concert de Noël des Bienfaiteurs de la Fondation

Vendredi 13 décembre 2019 a eu lieu le concert de Noël dédié aux Bienfaiteurs de la Fondation en remerciement de leur engagement auprès de l’École MINES ParisTech.
La soirée a débuté à 18h30 par la présentation de Valérie Archambault, Directrice-adjointe de la recherche en charge des partenariats industriels, du programme MINES ParisTech Spin-Off, autour d’un cocktail apéritif.
Les Bienfaiteurs ont ensuite été conviés à se rendre en salle des Colonnes.
Le concert est organisé par la Fondation en partenariat avec le Festival « Musique aux Mines ». Les convives ont eu le plaisir d’entendre la Sonate Op. 27 en si mineur pour violoncelle et piano de Louis Vierne (1870-1937) et la Sonate de concert Op. 47 pour violoncelle et piano de Charles-Valentin Alkan (1813-1888), interprétées par Philippe Hattat au piano et Marc-Antoine Novel au violoncelle.

Vous souhaitez en savoir plus sur le statut de Bienfaiteur ?

Découvrez notre programme de reconnaissance.

Qui adoptera la dernière imprimante 3D ?

L’opération « Adopte une machine » de l’Atelier offre à chacun l’opportunité de parrainer un outillage, un équipement ou une machine. Ces outils pédagogiques s’inscrivent dans la formation scientifique des étudiants de MINES ParisTech, tous cycles confondus.

« La pratique est complémentaire de la théorie et permet d’une part de mieux la comprendre, d’autre part de mieux savoir l’appliquer dans le futur » Léo Chabert, Ingénieur civil, P17.

En 2019, deux imprimantes 3D sur trois ont été parrainées grâce à l’engagement de nos donateurs ! La troisième imprimante 3D n’attend plus que vous !

A quoi va servir mon don ?
Parrainer une machine, comme une imprimante 3D, c’est contribuer directement à la qualité de l’enseignement de MINES ParisTech et permettre aux élèves d’avoir facilement accès à du matériel moderne pour mener à bien les projets demandés au cours de leur scolarité.
L’imprimante 3D sert aux cours de mécanique pour une application particulière, comme fabriquer un bras de drone par exemple ; aux projets de mécatronique ; au cours de mécanique des fluides (construction de petits avions ou de casques de vélos miniatures pour tester l’aérodynamique). Elles sont utilisées par tous les élèves qui font des concours de type robotique et par les doctorants.

Mon don est-il compatible avec mes déclarations fiscales ?
Oui ! Grâce à une fiscalité avantageuse, vous pouvez devenir acteur de projets innovants et donner votre nom à un équipement de l’Atelier comme l’imprimante 3D.
Je parraine une imprimante 3D à 5 000€, mon don me revient à 1 700 € après déduction de l’impôt sur le revenu (IR) ou à 1 250 € après déduction de l’impôt sur la fortune immobilière (IFI).

►En savoir plus

Aidez les étudiants et gravez votre nom au cœur de l’Atelier de l’École !

Adopter une imprimante 3D